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 le cycle des légendes.

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Kellen
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Féminin Nombre de messages : 3381
Age : 32
Titre : Leronis ambassadrice de la paix
Date d'inscription : 08/05/2005

MessageSujet: le cycle des légendes.   Lun 4 Juil - 15:55

Je vous est déjà parlé des tours nombreuses qui se dressent fièrement au bord des lacs sur Phenix, ainsi que des pierres étoile, qui furent il y a bien longtemps des catalyseurs de certains pouvoirs psychiques de notre peuple.
Mais avant la création des tours est venue le premier cercle de matrices, un cercle de plusieurs personnes pouvant contrôler les pierres étoile qui unissent leurs pouvoirs pour faire de nombreuses choses par le seul pouvoir de leur esprit.
Voici cette histoire telle qu'elle est contée par les phenixans :
"Velana Hastur était fille des dieux, c'est à dire une jeune femme capable de guérir, de
communiquer par télépathie par les pierres étoile. Elle habitait New Sky, en cette dure saison d'hiver dans les Hellers, saison qui avait vu le glacier progresser vers les foyers de la ville, emprisonnant les hauteurs dans les glaces, saison qui avait aussi apporté un fléau contre lequel toute magie semblait impuissante : la maladie de la toux qui laissait les malades épuisés par les quinte de toux et éreintés par les fièvres qui minaient leurs forces jours après jours, tuant les enfants, et laissant presque morts les adultes, faibles comme des nourrissons.
Seulement le printemps approchait et ses tempêtes aussi, qui risquaient de faire s'écrouler le glacier sur la ville.
Velana et les six autres filles des dieux luttaient jour après jour, nuit après nuit contre ce
mal qui les laissaient elles aussi épuisées à monitorer tous les patients.
Un matin, après avoir apaiser les crises d’un jeune garçon, Velana dehors se rendit compte que le glacier avait encore avancé menaçant toujours plus les habitants de les écraser tous, le problème était que peu étaient capable de se déplacer et encore moins nombreux étaient ceux qui pourraient être déplacer car ils étaient trop faibles encore. Il fallait donc lutter contre deux dangers, la maladie et le glacier.
D’un pas pressé, Velana se rendit dans la grande maison des Hastur et monta dans sa chambre. Elle s’assit et sortit sa petite pierre étoile du sachet qu’elle portait toujours autour du cou, elle la regarda et plongea son regard dans son cœur, là où les reflets bleu nuit semblent doter de vie. Elle se laissa aller à une douce contemplation et pensa intensément au glacier et à la façon dont on pourrait lever la menace qu’il représentait sur New Sky. Elle se dit qu’il fallait chercher à l’intérieur du glacier, ceci semblait le seul moyen d’en apprendre plus sur lui pour l’empêcher de les détruire. Lentement, le cristal se dilata l’enveloppant de cristal bleu… bleu comme la glace.Elle traversait la glace comme si c’était de l’air, elle ressentait les craquements du glacier, ses poussés, son avancée vers la ville. Elle parvint enfin au centre du glacier, elle était comme suspendue, immobile partie intégrante de ce glacier. Soudain elle vit quelque chose bouger dans la glace, un oiseau bleu du même bleu que le cristal, se posa sur une paroi du glacier et fit éclater la glace en une infinité de crevasses, Velana se retrouva alors transie de froid, elle ne pouvait plus bouger, réfléchie se dit-elle, puis il y eut un éclair, Velana se retrouva alors suspendue sous une arche d’étoiles, à moins qu’il ne s’agissent de pierres étoile scintillant toutes au même rythme en parfaite harmonie, cependant Velana souffrait du froid qui suçait sa vie petit à petit l’englobant dans la pureté d’un cristal gelé, elle tentait de se concentrer mais en vain, quand un éclair aveuglant de douleur cuisante la fit revenir au monde réel. Sa cousine Ellonie la regardait, effrayée et soucieuse.
- Je suis désolée ! dit Ellonie. Je ne savais pas quoi faire pour t’arracher à ta transe, tu
paraissais tellement faible.
Encore assommée par son expérience, Velana réalisa qu’Ellonie avait du toucher sa pierre étoile.
- J’avais presque la réponse ! dit-elle avec irritation en claquant des dents.
- Et ça aurait servit à quoi si tu étais morte ? rétorqua Ellonie. Puis après un instant de
silence, tu veux dire que tu avais la réponse à la maladie de la toux ?
- Non, ceci concerne le glacier, j’avais presque trouvé comment briser sa menace sur New Sky.
- Trouve plutôt une réponse au fait que tous nos enfants meurent, fille des Dieux ! Pourquoi fais tu tout cela Velana ? tu es épuisée, comme nous toutes depuis le début de cette maladie, nous n’avons presque pas dormi, et nous ne sommes que sept. Tu es la plus compétente d’entre nous mais en faisant des expériences de ce genre tu risque d’être tellement fatiguée que tu ne nous seras d’aucune aide.
Velana comprenait ce que voulait dire sa cousine mais elle ne pouvait pas comprendre, elle n’était jamais sortit de son corps pour étudier le glacier… Quand une idée lui vint :
- Attends s’écria Velana, j’ai trouvé la réponse, il nous faut un cercle de pierre étoile !
- Quoi ?
- Nous avons toujours travaillé séparément, mais suppose que nous travaillons toutes ensemble pour unir nos forces !
Velana se leva d’un bond et appela Doneva, qui rentrait alors dans la chambre :
- Descends au village et dis aux villageois d’amener tous les malades dans le grand hall !
- Velana, que veux tu faire, demanda Ellonie.
- Rassemble les femmes, nous travaillerons toutes les sept ensemble en cercle comme j'ai vu les pierres étoile dans le glacier.
La réputation de Velana était telle que en moins de 10 minutes, le hall était rempli de tous les malades de New Sky. Quand tout fut prêt, Velana rassembla autour d’elle les 6 autres femmes.
- Nous nous sommes toutes touchées par l'intermédiaire des pierres étoile, dit-elle. Maintenant, nous allons travailler ensemble par l'intermédiaire d'elles. Nous allons unir nos mains puis nos pensées, en nous prêtant mutuellement nos forces, nous pourrons pénétrer plus profondément dans le corps d'un malade et le guérir complètement au lieu d'avoir à se retirer parce que nous sommes fatiguées ou que nous avons peur de la perdre.
Les femmes étaient assez effrayé, surtout la jeune Callina qui n'avait que 14 ans et que l'on avait pressée de développer prématurément son don pendant l'hiver.
Velana s'en rendit compte et par l'intermédiaire de la pierre étoile la rassura, la peur de
l'adolescente fondit à mesure que les autres les rejoignaient. Elles n'étaient pas exactement assises en cercle mais dans l'esprit de Velana, elles étaient devenues ce cercle de pierres étoiles qu'elle avait aperçu dans le glacier. Velana visualisa le malade le plus atteint et le plus faible, il était secoué de quintes de toux, le corps convulsé à chaque respiration, suivi d'une inspiration saccadée. Trois femmes essayèrent de le calmer, mais leurs forces se heurtèrent en produisant des étincelles.
Ca ne marchera pas leur dit Velana. Prêtez moi vos forces et laissez moi faire le travail. Elle avait l'impression de sentir sur elle les bras d'Ellonie qui la soutenaient bien que ni l'une ni l'autre n'avaient bougé. Elle sentit le challeureux encouragement des filles des Dieux quand elle plongea profondément dans le corps du malade, jusqu'aux nerfs transportant le reflexe de la toux. Elle trouva le reseau lumineux et , avec l'aide des autres, explora le corps à loisir pour la première fois, observant les pulsions jusqu'au début d'une nouvelle quinte de toux qu'elle bloqua. Quand la toux cessa, Velana reprit le processus de guérison qu'elles utilisaient jusque là, encourageant le sang à évacuer les fluides des poumons. Incapable de respirer, l'homme étoufferait si elle ne parvenait pas à accélerer l'assechement de ses vésiculles. Déjà en contact avec le pâtient depuis bien plus longtemps que d'habitude, elle plongea plus profondément encore en lui, jusqu'au niveau cellulaire, encourageant les muquueuses à absorber les fluides et à les rejeter dans le sang qui les évacuerait, puis à extraire de l'air l'oxygène qui enrichirait le sang dans son travail...
Dans chaque vésicule séparée, lui sembla -t-il, Velana dut recommencer tout le processus. Cela finiraut-il jamais ? Lui faudrait-il une éternité pour guérir ce patient, et alors qu'adviendrait-il des autres malades ?
Juste au moment où elle commencait à desespérer d'avoir le temps de guérir tous ces gens par ce processus lent, le corps du malade prit soudain la relève, spontanémént, le mécanisme qu'elle avait mis en branle continua de lui même. Velana se retira doucement, ôtant avec précaution le blocage nerveux.
Le malade toussa une fois, se tourna sur le flanc et sombra dans un profond sommeil réparateur.
Velana remonta doucement à la conscience, au milieu des murmures révérenciels des autres, car auparavant, il fallait deux jours de travail acharné pour obtenir ce résultat.
Les filles des dieux ayant vu comment avait travaillé Velana, elles proposèrent de se séparer en plusieurs groupes, 3 groupes de deux et une resterait pour monitorer chaque couple pour voir qui avait besoin d'aide ou de repos. Elles se mirent alors au travail, passant d'un malade à un autre, les durs bruits de la toux et des respirations halettantes laissant place au silence réparateur des malades, sur la voie de la guérison.
Après cette scéance d'intenses efforts, Velana s'endormit d'un doux sommeil sans rêve tant elle était éreintée, quatre autres filles des dieux en firent autant, les deux autres restant pour surveiller avec leurs pierres étoile les malades.
Quand soudain un coup de tonerre retentit dans le hall...

Je vous raconterait après comment Velana a su briser la menace du glacier mais je vous laisse déjà méditer et réfléchir sur cette histoire qui est je l'admets bien longue...


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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Floto
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Lun 4 Juil - 19:05

Et bien si un jour je suis malade, je serai où aller pour guérir !
Cette aptitude psychique est ...troublante.
Comment peut on arriver à guérir par la pensée ?
Vos scientifiques se sont-ils penchés sur la question ?


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Sephiroth Kamui
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Lun 4 Juil - 19:30

Nous connaissons le même phénomène sur Arkonia, à l'exception que la guérison se fait à travers la magie de l'"Art". Les possesseurs de cette magie sont rares car c'est un cadeau fait par Anubis à quelques privilégiés au commencement de notre civilisation. Ce don se transmet de génération en génération, mais les familles qui le possédaient ont pour la plupart disparu.

L'Art permet à son utilisateur d'utiliser la volonté de son esprit à sa guise. Il peut communiquer avec d'autres "artiseurs" par la pensée, voir, entendre, parler à travers une autre personne, dresser des murailles psychiques, infliger la douleur à l'autre, puiser l'énergie vitale de son prochain, persuader un ennemi faible de tout ce qu'il désire.

Les artiseurs les plus doués parviennent à pratiquer l'échange de corps, le transfert de souvenir dans un objet (ce qui est pratique pour oublier un évènement dramatique), la modification de leur aspect physique, l'arrêt immédiat du vieillissement, ou encore la médecine par la pensée.
Le phénomène est identique à celui décrit par l'ambassadrice Kellen. L'artiseur plonge dans le corps du malade, localise les cellules affectées, et par le biai de l'art, ordonne au corps de commencer les réparations.

Cette similitude me trouble, ambassadrice Kellen. Peut-être le pouvoir de la pierre étoile n'est-il pas si éloigné de l'Art ? Je crois me souvenir d'anciennes légendes parlant d'une pierre sensible à l'Art, qui permettait aux artiseurs de décupler leurs pouvoirs. Est-ce une coïncidence ?

En tout cas, cette histoire est fascinante et il me tarde de connaître la suite des aventures des filles des dieux.

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Kellen
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Lun 4 Juil - 23:43

Je vais donc vous raconter la fin de cette histoire qui concerne Velana Hastur, fille des dieux.
Nous retrouvons donc Velana endormit dans le hall de la grande maison des Hastur après, avec l'aide des autres filles des dieux, avoir guérit les malades du fléau appelé maladie de la toux.
Duand un coup de tonerre retentit.
Velana se réveilla et s'assit instantanément, le coeur battant, imité de tous ceux qui étaient couchés dans le grand hall, les enfants se mirent alors à pleurer et les mères à venir les consoler de leurs doux bras protecteurs en leur parlant doucement de facon rassurante.
Velana contempla ces tableaux d'amour et sourit, réconfortée. C'était juste le tonnerre rien de bien effrayant...
- Oh non, dit-elle dans un souffle, tandis qu'un nouvel éclair illuminait le hall, suivi du tonnerre assourdissant. Les tempêtes de printemps ! Le glacier ! La foudre risquait de tomber sur celui ci et de le faire s'écrouler sur la ville or la plupart des villageois bien que guéris étaient encore trop faibles pour se déplacer et encore moins voyager.
C'est alors que retentit le cri d'appel à l'aide des villageois aux filles des dieux.
Velana regarda les visages suppliants. Encourager un corps à se guérir lui même, c'était une chose, mais c'en était une autre que de faire reculer un glacier. Pourtant, n'est ce pas ce qu'elle avait cherché à faire ? N'avait-elle pas presque trouver la réponse?
- Ellonie, rassemble les autres femmes, nous devons monter au glacier.
- Quoi ? Mais Pourquoi ?
- Parce que c'est là bas que nous trouverons la réponse ! Quand j'ai exploré le glacier à
l'aide de ma pierre étoile, je sentait constament quelque chose de très puissant, c'est là
Ellonie, mais nous devons aller l'y chercher.
Les villageois n'ayant rien d'autre à quoi se raccrocher, reportèrent tous leurs espoirs sur Velana et les autres filles des dieux. Les montagnards les plus vigoureux proposèrent de les accompagner dans leur ascension.
Les autres femmes préparèrent des vivres et aidèrent les sept compagnes qui allaient affronter le terrible froid du glacier à s'habiller chaudement.
Malgré cela, le temps d'arriver au bord de l'étendue glaçée, Velana et ses compagnes étaient transies de froid. Les animaux ne pouvant pas aller plus loin, Velana demanda aux hommes de dresser la camp pendant qu'elles et les autres escaladeraient le glacier.
C'était une pénible ascension, glissante où le moindre faux pas risquait de couter la vie, le tonnerre grondait au loin. Velana releva la tête et aperçut une grotte.
Elle se rappela la transe dans laquelle elle pénétrait dans le coeur du glacier. Etait ce là le
sens de sa vision : une grotte dans la glace ? Car c'est dans une grotte de glace et non de pierre que les femmes pénétrèrent, bien heureuses de se retrouver à l'abri de cette neige verglaçée qui commencait à tomber, même entre ces murs glacés.
Les femmes étaient très effrayées, cependant elles croyaient en Velana.
Elles regardèrent autour d'elles et ne virent que de la glace translucide d'un bleu tel que
Velana l'avait vu dans sa vision.
Je dois retrouver cette pure glace bleue se dit Velana, tout en s'avancant plus profondément dans la grotte.
Quelque illusion optique jetait un voile lumineux aux couleurs d'arc en ciel ?, devant un étroit passage au fond de la grotte.Or il n'y avait pas de soleil ce jour là...c'était comme si ce voile était éclairé par derrière.Velana décida d'aller vers ce passage si mystèrieux, seule, les autres filles des dieux resteraient à l'entrée de la grotte, mais s'uniraient à Velana par l'intermédiaire des pierres étoile pour lui transmettre force et encouragement.
C'est ainsi que seulement après que le contact mental eut été effectué que Velana se rendit compte de sa peur. Néanmoins sa pierre étoile scintillait dans sa paume, la rassurant et alors elle se dirigea d'un pas résolu vers le mystérieux voile arc en ciel.
Il était aussi insubstantiel qu'il le paraissait, mais elle sentit son souffle s'arrêter, tous
les pores de sa peau tourmentés d'une douleur fulgurante et elle tituba vers l'avant, jusqu'au moment où, comme jaillissant d'une bulle illusoire, elle surgit dans une immense caverne cristalline.
A cet instant, tout contact avec le cercle se rompit et sa pierre étoile devint d'un gris
cendreux,opaque comme dénué de vie. Se retournant elle vit au delà du voile les femmes qui la regardaient en état de choc, elles avaient sentit la rupture du contact.
- Non, s'écria Velana, comme elles avançaient vers elle. Restez où vous êtes!.
Velana sentit alors que ses recherches devaient aboutir bientôt car elle entendait le tonnerre accompagnant les éclairs qui ne tarderaient pas à déloger le glacier.
Sa pierre étoile morte, elle se sentait comme perdue, nue, aveugle... et pourtant elle
conservait une certaine vie, Velana était toujours en harmonie avec elle, ou avec quelque chose d'autre, quelque chose qui surpassait le pouvoir de sa pierre étoile, qui l'occultait...
Elle avanca alors dans la caverne aux parois cristalines, c'était en fait un palais de glace,
d'une beauté éclatante qui n'avait d'égale que sa pureté, il y avait des plaques d'un bleu
glacé, le bleu qu'elle recherchait, parmi de magnifiques sculptures de glace blanche.
Soudain comme dans sa vision, elle sentit une éclair lumineux, mais cette fois quand elle se retourna, elle vit une cascade gelée, striée de bleu cobalt et de rouge flamboyant.
Pour voir le haut de la cascade, elle s'agenouilla, levant la tête vers les voutes bleues qui
s'arrondissaient au dessus d'elle. Et juste au centre, à la jonction de deux arches de glace, un point de lumière se mit à briller du bleu d'une pierre étoile, puis elle vira au doré au fur et à mesure qu'elle le fixait.
C'était une pierre étoile, arrachée à sa roche natale et transportée par le glacier tout le long de son périple où depuis des années elle était prisonnière de cette glace dans l'attente de sa délivrance. Elle était énorme, c'était la plus grosse pierre étoile que Velana ait jamais vue. elana comprit que c'était le pouvoir de cette pierre qui l'avait attiré dans cette caverne car elle était la seule à pouvoir l'utiliser. Sous ses yeux, les profondeurs scintillantes de la pierre frémirent et se mirent à pulser au rythme de son coeur, l'harmonie et l'équilibre étaient ainsi atteint.
Au même moment sa petite pierre étoile se ranima dans sa main, et le contact se rétablit avec les femmes restées à l'entrée de la caverne. Leur soulagement et leur curiosité faillirent rompre sa concentration mais elle leur dit : soutenez moi. Ne m'interrompez pas, j'ai la réponse, faites moi confiance.
Cette énorme pierre étoile pulsante transportait avec elle la mémoire de la formation du
glacier, si Velana pouvait y accéder, elle saurait comment renverser le processus !
Les yeux rivés sur sa pierre étoile, elle se concentra, soutenue par les autres filles des
dieux, et entrant dans la pierre, redevenue pur cristal bleu, faisant qu'une avec sa structure et une avec sa mémoire, elle se laissa sombrer jusqu'au coeur du cristal de glace du glavier. ET elle sut !
Elle pouvait détruire le glacier d'un simple mouvement de la main, mais elle était de nouveau gelée, le froid la paralysait, son corps était engourdi par le froid et son esprit
s'emplissait de brumes.. mis à part sa petite pierre étoile, seul point de chaleur rayonnant, brillant de l'amour et du soutien des autres femmes, rien de semblait doté de vie.
Maintenant, elle savait ce que voulait dire sa vision, la grosse pierre étoile devait unir le
cercle, joindre leurs esprits en une seule matrice beaucoup plus puissante que la somme de leurs capacités réunies. Mias elles devaient toutes la partager.
Ce n'était pas la pierre de Velana, c'était la pierre du cercle.
Aidez moi ! unissez vous à moi !
Six esprits s'unirent à celui de Velana, et elle fut à la fois au coeur du cristal et à l'entrée
de la caverne avec les autres.
Elle les attira dans le silence glaçé de la structure cristalline et leur montra comment elle
pouvait être détruite. Puis les sept esprits ne firent plus qu'un, leur pouvoir devenant infini par l'intermédiaire de l'énorme cristal, toutes les autres pierres étoile réunies pulsant au même rythme, pour changer, supprimer, détruire à jamais ce glacier, cette montagne prison, cette menace terrible.
Un éclair aveuglant jaillit du centre du cercle qui était aussi le centre de l'énorme pierre
étoile. Un instant, tout ne fut plus que ténèbres et néant.
Puis avec une secousse qui la jeta à plat ventre par terre, Velana se retrouva seule dans son corps, le cercle était rompu tandis que la montagne tremblait et grondait.
Les hommes incapables de rester debout criaient, les femmes tombées, roulaient vers le camp en une cascade désordonnée, les animaux et bêtes de bât, hurlaient et se cabraient.
Quand tout fut finit, trois femmes et quatre hommes gisaient par terre, morts. Tous les autres titubaient au bord de la folie car lorsque ils regardèrent au dessus d'eux, dans les
éclairs intenses de la tempête qui s'éloignait, ils virent que le glacier avait disparu,aucune trace ne restait de son existence.
Velana se releva péniblement, tirant sur sa robe qui était coincée sous un rocher, se faisant, elle délogea en même temps l'énorme pierre étoile, intacte, qui pulsait toujours au rythme de son coeur.
Elle est mienne ? pensa t-elle. Non elle n'est pas mienne, mais sous ma responsabilité.
Elle remit sa pierre étoile dans son sachet et chercha du regard quelque chose pour recouvrir cette énorme pierre étoile, car les hommes commençaient à regarder de son coté en grimacant.
Ellonie, plus que jamais en harmonie avec sa cousine, semblait-il, s'approcha d'elle et tout simplement avec le plus grand naturel, elle lui tendit son jupon de soie.
Velana recouvrit la pierre matrice sous ce voile et soupira, pas encore prête à pleurer les morts car tant d'autres survivraient.
-Tu la regarderas encore, breda, dit-elle. Tu avais raison, ce n'est pas une pierre étoile que l'on peut controler toute seule, il faudra enseigner aux autres à l'utiliser par le cercle.

C'est ainsi que le premier cercle de matrice est apparu, viendra ensuite la première tour, mais ceci est une autre histoire.



Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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Sephiroth Kamui
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Mar 5 Juil - 0:00

Voilà une histoire passionante qui mérite amplement de faire parti d'un recueil historique... Elle nous rappelle que c'est souvent grâce à des héros comme Velana Hastur que les les plus grandes civilisations peuvent survivre.

J'attends la suite avec impatience.

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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Mar 5 Juil - 0:08

Pour répondre à votre question cher seigneur Floto, notre capacité à utiliser les pierres étoiles vient de nos origines : le peuple de Phenix est le fruit d'un mélange entre chieris, ce peuple légendaire qui vivait sur Phenix avant l'arrivée des colons et ces colons.
Cette capacité fait parti de notre nature, les pierres étoiles servant de catalyseurs. Nous avons étudier ces pierres mais aucune conclusion physiquement possible n'est obtenue après maintes expériences.
Cependant, beaucoup de savoirs et de techniques ont été perdus dans les guerres et les incendies ou les pillages, certains laranzus utilisèrent la laran : nos pouvoirs à des fins maléfiques, certaines contrées résonnent encore des cris des suppliciés sous les flammes du feuglu, ce feu qui ne s'éteint jamais, qui brule tout, pierre, corps, forêts..ou certains lieux il y a bien longtemps étaient à éviter car la poudre mange mort avait stériliser la terre et quand on la respirait, les os se cassaient, le sang rouge de la vie devenait eau putride...
Heureusement, nous avons réussit à préserver le laran pour des fins bénéfiques comme guérir, ou construire des bâtiments à l'aide de cercle de matrice, nous sommes encore télépathes, du moins ceux qui exercent ce pouvoir et empathiques.
C'est un don de la vie que nous cherissons tout autant que la paix, la tolérance et la démocratie pacifiste, don qui nous permet d'ailleurs de préserver cette politique.


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Mar 5 Juil - 0:18

Je serai ravie cher seigneur Séphiroth Kamui d'en apprendre plus sur l'"Art".
C'est une magie qui ressemble à la notre par bien des points, notre don aussi se transmet de génération en génération et il est utilisé pour les mêmes fins bénéfiques.
En des temps anciens chaque grandes familles avaient d'ailleurs son propre laran : celui de voir le futur, le passé, de commander aux personnes, d'influencer les gens, de controler le temps et de commander aux tempêtes, de communiquer avec les animaux...
Ceci est une coincidence assez troublante mais qui peut être source de biens des bienfaits, nous pourrons peut être en apprendre plus sur nos dons respectifs et partagez nos connaissances, je serai enchantée de vous transmettre le savoir de Phenix, cela en serai même un honneur et je parle au nom de mon peuple qui a été surpris et enchanté de savoir qu'un autre peuple possèdait des talents semblables au sien.



Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Sam 9 Juil - 0:19

Et voici maintenant la première tour...
Ceci est une légende qui vous en apprendra plus sur les Tours de mon monde et les effets du vent fantôme, de même vous apprendrez que Phenix était autrefois un planète pleine de mystères et de dangers : une planète ténébreuse...
Voici donc l'histoire de Margoli, une jeune fille d'une douzaine d'années promise à un destin de fille des Dieux, maintenant appelée leronis.

Margoli avait une douzaine d'années quand son ami, Rafe, jeune garcon de quatorze ans avait découvert la grotte.
C'était le milieu de l'été, et la menace du vent fantôme planait journellement sur les phenixans. Les parents, soucieux de la sécurité de leurs enfants, leurs demandaient de ne pas trop s'éloigner de la ville, mais tous les enfants sont curieux...
Ce jour là, par un matin doux, les deux enfants s'étaient aventurés bien plus loin que d'habitude, au delà de leurs explorations journalières.
ILs se trouvaient au pied de la montagne du Nord comme on l'appelle. La grotte que Rafe avait découverte n'était pas profonde, normalement, les enfants seraient passés devant en jetant un simple coup d'oeil, puis seraient partis vers d'autres découvertes mais cette grotte avait quelque chose d'étrange ,de spéciale...
Le mur du fond scintillait comme une nuit constellée d'étoiles, de petits cristaux bleus concentraient la faible lumière des soleils et la renvoyait vers l'extérieur. Et dans le cadre supérieur droit, luisait une faible lueur : une petite lune dans le ciel étoilé.
Rafe, intrigué par cette lueur s'avança vers cette petite lune mais il s'interposa entre le soleil et la pierre, qui s'éteignit.
La question que se posaient les deux enfants étaient : fallait-il décrocher ce joyau seuls en empruntant des outils discrètement, petit emprunt qui si il était remarqué serait consideré comme un crime, le métal à cette époque étant très rare et les hommes possèdaient déjà tellement peu de choses sans qu'on vienne leur prendre le peu qu'ils avaient ou fallait-il faire appel aux adultes ?
Au début, Rafe tenta d'extraire le cristal par sa seule force, effort vain, la pierre étoile était trop bien incrustée dans le mur et tellement grosse. Finalement ils décidèrent d'aller emprunter des outils.
Le lendemain, comme convenu, Margoli retrouva Rafe dans un champ situé juste aux bords de la ville. Rafe portait un paquet soigneusement enveloppé, et les jumeaux MacAran, Camilla et Lew, l'accompagnaient, en effet il était dur de dissimuler un
secret aux jumeaux. Ils allèrent donc vers la grotte par ce jour d'été parfait. A leur arrivée, les soleils n'étaient pas encore assez hauts dans le ciel et la grotte restait sombre. Allumant une chandelle, ils entrèrent dans la grotte où la petite flamme se reflèta dans mille facettes cristallines. La lumière scintillait sur les murs de la caverne comme les soleils sur la neige. Ils commencèrent alors leur long travail : il fallait extraire les petits cristaux en premier lieu, ce dont ce chargèrent les jumeaux, puis déloger le gros cristal, ce que tentèrent d'executer Margoli et Rafe.
Après avoir travailler pendant la journée entière, avoir presque épuiser toutes les chandelles, Rafe réussit à dégager le cristal de la paroi.
Les jumeaux entrainèrent Rafe vers l'extérieur pour mieux admirer ce joyau, Rafe s'agenouilla alors et les jumeaux en firent autant. Le cristal semblaient les fasciner, et quand Margoli le regarda elle comprit pourquoi : dans les profondeurs de la pierre, un feu pâle brulait.
C'est alors que Margoli poussa un cri et jeta son sac de toile sur la pierre. Les trois visages se convulsèrent comme si on leur avait physiquement arraché le cristal. Margoli soutint leurs regards furieux, et ajouta qu'il ne fallait pas regarder la grosse pierre avant de savoir utiliser les petites, ceci pourrait se révéler dangereux.
Comment Margoli le savait, elle n'aurait su le dire, en effet comme les autres, ce qu'elle savait des pierres étoile, elle l'avait appris en regardant les adultes faire. Les pierres étaient interdite aux enfants car elles recèlaient des pouvoirs encore mal connus et difficilement maitrisés.Néanmoins, instinctivement, ou par l'éveil de quelque chose en elle provoqué par le maniement des pierres, elle savait qu'ils n'étaient pas prêts à maitriser la grosse pierre lune. Elle prit alors quatre petites gemmes parmi celles rassemblées par les
jumeaux, et en donna une à chacun.
Elle leur dit de regarder dans les pierres en essayant de les faire... elle hésita... devenir vivantes, en se concentrant, en voulant les faire briller. Ils fixèrent donc tous leur pierre étoile. Presque aussitôt, la pîerre étoile de Margoli s'alluma d'un petit feu bleu accompagné d'une légère sensation de chaleur rassurante dans sa paume, la flamme s'avivait, s'éteignait, pulsant au rythme de son coeur. Elles se perdit alors dans les profondeurs de la pierre, puis quand elle releva enfin la tête, se sachant plus depuis combien de temps elle était en contemplation devant sa pierre, elle s'aperçut que seul Rafe avait réussit à allumer une petite lueur dans sa pierre, celle des jumeaux restaient inertes. Margoli, sans penser à ce qu'elle faisait, toucha de sa main Camilla puis Lew, quand ses doigts les contactèrent, elle ressentit un choc, mai peu après une petite lueur apparut au point ou la chair touchait la chair.
Les jumeaux poussèrent alors un cri de surprise, puis un cri de joie car une petite flamme bleue s'était allumée dans leurs pierres. Margoli les entendit rire puis se rendit compte qu'ils ne riaient pas tout haut, leurs rires se voyaient dans leurs yeux mais venaient de l'interieur. Mystérieusement, elle lisait dans leurs pensées, elle les partageaient. Curieuse, elle se déplaça pour mettre un bras sur leurs épaules, elle reçut une impression de chaleur, de sécurité et d'amour. Elle ressentit Camilla comme une comète flamboyante, Lew comme un mur de granit, solide et immuable. Puis Lew tendit le bras et attira Rafe vers lui, de même en fit Camilla, ils ne formèrent alors qu'un petit cercle fermé. A ce contact, une flamme plus lumineuse que la petite lueur qu'il avait réussit à produire surgit dans la pierre de Rafe et Margoli penetra doucement dans son esprit qui était comme une ombre insaisissable, presque insubstantielle.
Toujours en cercle et en contact, Margoli retira le sac de toile recouvrant la pierre lune, elle posa ensuite la gemme au centre de leur cercle et regarda la lumière se répandre à l'intérieur. Elle ressentit un curieux tiraillement dans sa poitrine qui se répandit dans tout son corps et elle réalisa à retardement que son pouls et son cristal avaient changé, pour
s'harmoniser aux pulsations de la pierre étoile. Les trois autres gemmes résonnaient aussi en accord parfait avec elle.
Les quatre enfants étaient alors dans un équilibre parfait, en harmonie dans un grand tout, se laissant dériver et flotter dans ce cristal qui semblait vivant.
Cependant, quelque chose d'insidieux se répandait dans leurs esprits, une préoccupation, une inquiètude, une menace.Ils restèrent là des heures et quand enfin ils revinrent à eux, les soleils étaient déjà bien bas dans le ciel qui s'assombrissait, signe que la nuit et ses dangers se rapprochaient. Puis dans la nuit déclinante, Margoli remarqua qu'il y avait de petits pétales bleus qui voletaient dans l'air, de même une légère poudre d'or se répandait sur leurs vêtements. Ils se rendirent compte alors que le vent fantôme approchait.
Ils commencaient à en ressentir les signes avant coureur.
Il fallait donc rentrer vite chez leurs parents, dans leurs foyers, car hors de la protection de leurs maisons, être dehors par une nuit de vent fantôme conduisait à une mort certaine. Ils levèrent alors les yeux vers le ciel, pas de nuages, c'était donc une accalmie du vent, il se remettrait à souffler quand la nuit tomberait. Et si le vent soufflait le pollen de Kireseth aussi fort à New Sky qu'ici, alors leurs parents ne s'apercevraient peut être pas de leurs abscences étant sous l'emprise du vent de folie.
Dans la grotte, cette soirée là, il n'y avait donc que quatre enfants perdus et effrayés abandonnés dans la nuit.
C'est alors que Lew entendit un cri terrifiant, strident qui glaçait le sang : ce cri était le cri des Ya-men, ce peuple étrange aux origines inconnus qui vivait dans les montagnes et qui survivait par les vols et les pillages, ne cultivant rien dans leurs habitats hostiles et leurs terres stériles aux pics acérées de neiges éternelles.
Or les Ya-men venaient vers eux, ils se rapprochaient de la grotte. C'est Camilla qui le découvrit,le sentit, il y avait alors dans sa voix quand elle exprima cette pensée comme une assurance et une connaissance que Margoli n'avait jamais soupconnée chez Camilla, elle toujours timide et timorée mais si vive et si curieuse.
Lew demanda comment ils pouvaient savoir qu'ils se trouvaient dans cette grotte. La seule réponse possible était que les Ya-men devaient sentir le pouvoir de la pierre étoile, étant un peuple ayant toujours vécu au contact des pierres étoile, ils devaient même savoir que les enfants avaient la pierre lune...
Les enfants, après cette après midi de transe en harmonie avec la pierre étoile se découvraient cependant des capacités qu'ils n'auraient jamais imaginé un jour acquérir et exercer. Ils décidèrent donc de les utiliser pour leur survie.
Camilla tenta de les percevoir et de savoir où ils se trouvaient. Margoli essaya de savoir combien ils étaient, elle ressentit la présence de dix huit Ya-men assoiffés de sang, désireux de piller et de détruire tout sur leur passage qui pourrait représenter quelque civilisation même si c'était par cette civilisation qu'ils survivaient par le pillage.
Lew suggéra de se servir des cristaux pour se protéger, mais ils leur vinrent tous à l'esprit l'histoire de Dom Beltran qui lors d'une attaque où les ya-men avaient presque pénétrer dans sa maison avaient tenté de faire quelque chose dans leur esprit, le pauvre avait échoué et il était mort...
C'est alors que Margoli proposa d'unir leurs forces dans un cercle de matrice, la matrice serait alors la pierre lune et non plein de petites pierres étoiles comme il était coutume de faire avant.
De toutes facons, les Ya-men approchaient, les enfants n'avaient donc plus trop le choix.
Ainsi, les enfants reformèrent le cercle qu'ils avaient auparavant crée. Lors du contact, ce fut un choc mais plus doux que la première fois, Margoli, plus assurée projeta son esprit dans celui des trois enfants pour les rassurer et les soutenir, la pierre étoile se mit alors à briller d'un éclat intense qui éclairait la nuit à plusieurs pas.
Les ya-men étaient au seuil de la grotte, prêts à bondir, les enfants le sentaient. Rafe proposa alors de penser à du feu, car c'était la seule chose dont les Ya-men avaient peur. Alors tout le mond pensa à du feu. Camilla visualisa une centaine de chandelles allumées, Lew, une fosse embrasée, Margoli, des torches, puis Rafe enveloppa tout le monde dans des pensées tourmentées d'incendie sauvage, dévorant tout sur son passage. Cela commenca lentement, quelques étincelles jaillissant dans l'herbe roussie aux pieds des Ya-men, étincelles qui se multiplièrent quand ils se ruèrent vers les enfants. Une rafale d'air brulant les fit reculer jusqu'au étincelles devenues des flammes, puis les flammes se fondirent en un mur de feu. Une odeur de chairs brulées gresilla dans l'air, percut par les sens survoltés de Lew.
Les Ya-men commençèrent alors à fuir en courant contre le vent pour échapper au feu, en hurlant de douleur, mais ils ne s'agissait pas d'un feu naturel, et celui-ci les poursuivit, les encercla et les brula vifs... Les cris étaient assourdissants. Puis Margoli sentit de l'air brulant dans sa gorge, et sa peau se mit à bruler, ses chairs à se détacher de ses os. Le coeur déchiré de terreur, elle était en proie à une douleur si intense qu'elle en souhaita que la mort l'emporte au plus vite.
Près d'elle, elle entendait Camilla hurler, hurler...
Cependant, au sein même de cette douleur qui aveuglait tous ses sens, Margoli percut la pensée confuse de Lew, presque étouffée par les hurlements, ils ne brulaient pas, Margoli alors baissa les yeux sur son corps et vit alors qu'elle était assise, immobile, indemme, les brulure et les souffrances qu'ils ressentaient étaient celles des Ya-men, concentrées par Camilla qui les transmettait au cercle. Margoli se visualisa en train de giffler Camilla, et fus surprise du résultat, Camilla cessa de hurler et les pensées de la douleur des Ya-men se dissipèrent.
Maintenant que la menace des ya-men était passée, ils devaient rompre le contact. Margoli, incertaine de ce qu'elle faisait, agissant purement par instinct, fit sortir Camilla doucement du cercle, la douleur alors s'estompa de suite, puis ce fut le tour de Lew, l'odeur de chairs brulées se dissipa à ce moment là. Alors Margoli se tourna vers Rafe et eelle essaya de l'atteindre, de le liberer de l'attraction et du pouvoir de la pierre lune.
Seulement, l'esprit de Rafe semblait perdu dans l'incendie qu'il avait déclenché, incendie qui devenait alors incontrolable. Margoli tenta de le fair revenir à lui, mais en vain, de leurs cotés, Camilla et Lew, le gifflaient s'efforcant de le faire réagir.
Margoli ne vit qu'une chose à faire, sans penser aux conséquences, qu'elle ignorait d'ailleurs. Elle arracha alors la pierre étoile de Rafe de ses mains. Elle avait pensé qu'il n'y avait rien de plus terrible que les hurlements des Ya-men, mais elle apprit bientôt qu'il existait plus terrible encore, ceux d'un ami en prise aves un tourment indicible, aveuglant. Et ils furent plus terribles encore quand ils cessèrent bruusquement, comme si on lui avait sectionné les cordes vocales.
Puis le corps de Rfae se convulsa, se tendit comm un arc, le spasme dura le temps de cinquante battements de coeur, puis tout son corps se détendit soudain comme une poupée de chiffons. Cela se produisit encore deux fois, et la troisième fois fut malheureusement la dernière.
Ce fut Lew qui forca Margoli de ne pas pleurer et de reformer le cercle afin de controler l'incendie et de l'éteindre. Avec l'aide de la pierre lune ce fut l'affaire d'une minute, ne laissant plus que des cendres fumantes derrière le brasier destructeur
Ensuite les trois enfants s'etreignirent et pleurèrent longtemps leur ami perdu.

Cette histoire nous apprend bien des choses, en effet il est possible d'unir nos pouvoirs et de les concentrer sur une seule matrice qui peut parfois les amplifier de façon dangereuse, il faut donc savoir maitriser à la fois ses pouvoirs et cette technique. Plus important encore, nous savons que les enfants doués de laran doivent apprendre à controler leur don, pour éviter de se nuire à eux mêmes et aux autres.
L'histoire retient que ce sont Camilla, Margoli et Lew qui érigèrent la première Tour, celle de New sky où il était enseigné à tous ceux doués de laran de l'utiliser au mieux.
Les Tours étaient des lieux d'apprentissage pour tous ceux qui possèdaient le don, un site expérimental où de nouveaux pouvoirs pouvaient être testés et de nouvelles techniques perfectionnées.
Elle n'est plus maintenant qu'un vestige de notre histoire dont nous sommes fiers et que nous assumons avec respect et dignité.
J'espère vous avoir éclairé sur l'histoire de Phenix et ses originalités qui font la richesse de ses légendes et de ses histoires.

Je vous salue, chers alliés.


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Dim 10 Juil - 12:47

Ca me donne mal a la tete tout ce texte en vert ^_^
Je vais le lire plus tard, là, je dois aller manger ....manger....manger .... vomir .... bluuuurrrrppppp.....
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Sephiroth Kamui
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Dim 10 Juil - 16:45

C'est une magnifique histoire, à la fois triste et merveilleuse. Les pouvoirs de la pierre étoile sont phénoménaux.

Je vais désormais vous parler un peu de l'Art, cette magie incroyable dont nous tirons notre puissance psychique.

L’Art est une magie extrêmement puissante qui doit être manipulée subtilement et avec prudence. Il existe un courant de magie, un fleuve éternel d’Art qui coule entre chacun des univers, entre chacune des dimensions. C’est de cette rivière que l’Artiseur tire son pouvoir. L’Art est avant tout une manière de vivre et un instrument essentiel qu’on finit par utiliser sans s’en rendre compte. Il nous permet de détecter une présence autour de nous, de communiquer sans avoir à ouvrir la bouche, sans avoir à penser que l’on va se mettre à parler. S’il se passe quelque chose à l’autre bout de la planète, il nous suffit de voir à travers les yeux d’un autre Artiseur pour assister à la scène. Si un nos sujets est un danger, nous pouvons lui transmettre notre force pour qu’il accomplisse un miracle.

Lorsque l’on se sert de l’Art, on est sans cesse attiré par la rivière de l’éternité. Il arrive que l’on succombe à son appel. On y plonge, nage, coule… C’est un sentiment, une sensation si agréable que plus rien ne compte à part l’Art. Le fleuve amplifie nos pouvoirs, permet de se déplacer psychiquement ou physiquement d’une planète à l’autre, d’un monde à l’autre. Il est la source d’énergie qui alimente notre Art. Il est dangereux de succomber trop longtemps à son appel, car au bout du fleuve se trouve la Porte Noire menant à Anubis et à la mort.

Comme vous le savez déjà, l’Art permet à son utilisateur de soigner. Il s’agit de s’infiltrer dans le mince ruisseau d’Art qui relie la rivière éternelle à chaque être vivant et d’ordonner au corps par le biais de l’Art de se réparer. Bien entendu, cela peut également marcher dans le sens inverse. Changer d’apparence physique n’est pas non plus un problème puisqu’il s’agit de modifier la structure du corps. Interférer avec l’esprit d’autrui est aussi dans nos capacité ; nous pouvons ainsi manipuler les esprits des autres, leur imposer notre volonté, l’imprimer dans leur subconscient afin que même des années plus tard, ils continuent de se plier à nos ordres.

Tout comme les vôtres, Ambassadrice Kellen, forment un cercle pour amplifier les pouvoirs de la pierre étoile, nous formons ce que nous appelons des clans d’Art. Il s’agit de groupes composés normalement de six individus constamment reliés entre eux pour servir le leader du groupe. Tous les clans sont sous mon autorité, mes je possède mon propre clan d’Artiseurs, le plus puissant de tous, bien entendu. Lorsque nous nous associons pour accomplir une tâche, nous dégageons une puissance qui ferait trembler tous les univers si la rivière d’Art ne compensait pas la perturbation d’énergie.

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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Dim 10 Juil - 16:46

Désolée, je ne pensais pas que ces légendes pourraient vous rendre malade, permettez moi de m'en excuser.
Ne vous inquietez pas, cela ne se reproduira plus, si ces histoires vous font cet effet, il n'y en aura donc plus.
J'espère vous en avoir cependant appris assez sur mon peuple qui ne voulait en rien importuner, son seul désir était de dispenser son histoire au travers des galaxies et des civilisations.


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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Sephiroth Kamui
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Dim 10 Juil - 16:51

Je crois que ce que Pas toi voualit dire, c'est qu'il ne supporte pas l'écriture en vert. Que voulez-vous, Ambassadrice Kellen, il y a toujours des petites natures dans ce monde... Moi j'adore vos histoire, elle sont sources d'évasions spirituelles et de liberté d'imaginative... N'arrêtez pas, par pitié ! Sad

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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Dim 10 Juil - 17:28

Vos encouragements me vont droit au coeur cher seigneur Sephiroth Kamui, mon peuple, soyez en assuré, connaitra votre générosité et votre curiosité pour notre histoire.
Il en sera donc ainsi, les légendes de Phenix vous serons relatées avec ces drames, ces découvertes, ses passions et ses déceptions.
J'avais hâte d'en savoir plus sur l'Art et vos dons exceptionnels.
Vous semblez avoir acquis une maitrise experte dans bien des domaines, tout cet éventail de capacités est impressonnant et digne de respect. De même, vous connaissez l'origine de vos pouvoirs, ce qui doit vous permettre d'appréhender de nouvelles techniques et de nouveaux domaines d'exploration.
Je comprend votre attirance pour ce fleuve ou vous ressentez harmonie, équilibre de même que le souffle doucereux du danger et du risque. Il existe aussi un endroit quand nous utilisons notre laran où il règne l'harmonie et le silence, lieu d'oubli et de recueillement, c'est une plaine ou l'horizon se confond avec le ciel, où n'existe aucun point de repère. Quand toute leronis ou tout laranzu pendant une transe s'approche de ce lieu, il y trouve paix et tranquilité, mais si il y réside trop longtemps, l'oubli et la perte de notion du temps s'empare de son esprit inexorablement, petit à petit, le recueillement devient errance pour finir par se transformer en une perte de son humanité et de sa vie.
Nombre de persones errent ainsi dans cette plaine calme à la douce brise de la tranquilité.
Autrefois d'ailleurs cette plaine était le lieu où Avarra, ancienne déesse mère de notre peuple conduisait les morts pour leur dernier voyage.
Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai plus tard.


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Lun 11 Juil - 1:10

Selon la légende, Avarra, Noire Maitresse de la nuit et de la mort, est servie par une mortelle, Eadar, dame de la consolation, dont le nom signifie intermédiaire... et la facon dont elle est devenue la servante de la Déesse appartient au domaine de la légende.
La voici :
Le donjon de Buchan se dressait depuis des générations dans le Caol d'Altyre, appartenant au domaine d'Aillard. solidement construit en pierre et charpenté de poutres massives, il s'accrochait aux versants abruptes de la montagne comme si il y avait poussé. Ses hautes salles voutées étaient garnies de lourdes tapisseries tissées de la laine des moutons de Buchan, et les fourrures des mêmes animaux tapissaient les sols de granit. Un coté du donjon plongeait directement vers la mer, mur percé de quelques rares fenêtres aux volés toujours fermés contre les flots souvent démontés. Le coté faisant face à la terre escaladait la pente nord du Firth, une montagne au pic noir et acéré l'été, couvert de neige durant les hivers rudes de cette contrée, en une série de terrasses protégée par les embruns par la masse de l'édifice.
Aussi loin que remontât son souvenir, aucun être vivant ne se rappelait le donjon de Bucan, sans un Torcall de Bucan en résidence. Passant de père en fils en une longue lignée successorale rarement interrompue, le nom était synonyme du Donjon, et tous étaient le symbole de l'ordre et de la paix que la famille et ses alliés considèraient comme l'état naturel des choses en ce pays.
Un jour de la fin de l'été, quand l'automne commencait à poindre et que les feuilles commencaient à se colorer d'or, de rouge et de cuivre, le Torcalld de Bucan, grand et bel homme de vingt-huit saisons, gisait mourant dans sa chambre de la tour.Les guérisseurs convoqués étaient venus, l'avaient examiné, et étaient partis sans trouver de remède au mal qui minait le corps du jeune homme et le rendait plus faible de jour en jour. Nuit et jour quelqu'un restait à son chevet, tenant sa main fièvreuse, l'exhortant à boire et à manger. Sa mère Roualeyn, descendue autrefois des montagnes pour admirer la mer et qui était restée en qualité d'épouse du Torcall de Bucan, était là, sa vieille nourrice, Ailean, et à son tour, veillait la plus jeune soeur de Torcall, Eadar. Elle venait d'avoir quinze ans, grande jeune fille mince aux yeux verts comme la mer tempêtueuse et aux
cheveux noirs comme une douce nuit d'été. De tous ses frères et soeurs, Torcall était son préféré.
Les jours passaient et Torcall n'allait pas mieux. A mesure que la maladie drainait ses forces, il sombrait tour à tour dans le coma ou dans une fièvre délirante.
Eadar était près de lui en une fin d'après midi grise, les deux soleils s'enfoncant dans une mer glauque aux couleurs de la tristesse qui règnait dans le coeur d'Eadar. Elle lui bassinait d'eau fraiche le visage et le cou, ce qui semblait apaiser ses tourments. Elles sortit un moment pour renouveler l'eau de sa jatte.
A son retour, elle sursauta à la vue d'une étrangère assise au chevet de son frère.
- Je te demande pardon, dit Eadar, s'arretant sur le seuil. Es tu l'une des guerisseuses ?
Sous la capuche de sa cape bleu nuit, la femme la regarda. Elle avait un visage mince et pâle aux os délicats presque visibles sous la peau translucide. Ses cheveux argentés tirés en arrière dégageait un front haut et lisse et l'arc des pomettes s'incurvait sur un nez finement ciselé, surmontant des lèvres pleines mais exsangues. Puis Eadar la regarda dans les yeux. Ils étaient incolores, comme les flaques qui reflètent impartiallement les soleils et la lune, et semblaient luire d'une luminescence intérieure. Ils étaient trop grands pour le visage délicat et semblèrent s'agrandir encore quand Eadar plongea son regard dans ses profondeurs liquides. Les deux femmes restèrent ainsi le temps de quelques battements de coeur, unies par le regard ; puis la belle dame battit des paupières et l'enchantement disparu.
Délivrée, Eadar battit de paupières mais de confusion, et traversa la chambre d'un pas hésitant.
La dame montra la jatte qu'Eadar tenait toujours sans y penser.
- Que fais tu mon enfant ?
Bêtement Eadar baissa les yeux sur la jatte, puis les releva.
- C'est de l'eau, j'en bassine le visage de Torcall. Ca le calme et il est moins agité ainsi il dort mieux d'un sommeil sans tourment.
Elle posa la jatte sur la table.
- Tu dois être Eadar, la plus jeune, dit l'inconnue, d'une voix grave et vibrante d'harmoniques, et pourtant malgré sa chaleur, d'une tristesse infinie et déchirante.
- Oui, Domna, c'est moi.
La curiosité enhardit Eadar.
- Et qui es tu ? dit elle. L'une des guerisseuses ?
La dame sourit avec bonté, les yeux perdus sur un lointain horizon, et repondit enfin avec douceur :
- Oui, je suppose qu'on peut dire que je suis guérisseuse.
Puis ramenat son regard sur Eadar, elle ajouta :
- Tu peux m'appeler Akhal... si tu veux.
Eadar sourit timidement, ressentant un penchant soudain et inexplicable pour l'étrange dame.
- Domna Akhal.
- Eadar, dit Akhal en souriant.
A cet instant, Torcall se retourna dans son lit et soupira doucement. Instantanément, Eadar s'agenouilla près de lui, le calmant de la voix et posant une main fraiche sur son front fièvreux. Elle se tourna vers Akhal, suppliante.
- Il ne va pas mieux. Rien ne semble le soulager. Peux tu l'aider, je t'en supplie, Dame Akhal ?
Elle regarda le visage de son frère, qui n'avait plus que la peau sur les os, et les larmes lui montèrent aux yeux.
- Je ferai n'importe quoi, je donnerai n'importe quoi pour qu'il revienne à la vie.
- N'importe quoi Eadar ? demanda doucement Akhal.
- N'importe quoi ! murmura Eadar avec ferveur, le visage inondé de larmes.
- Très bien, mon enfant, je vais conclure un marché avec toi. Por chaquue jour que tu passeras avec moi à me servir, je rendrai à ton frère une année de santé et de vie. Mais ajouta t-elle, levant une main à six doigts, tu devras être avec moi à tout instant, sans y manquer, où que j'aille et quoi que je fasse, sinon le marché sera annulé
- Qui es tu, pour faire une telle proposition ? dit Eadar, les yeux dilatés de stupeur.
La dame soupîra.
- Tu ne me connais pas, mon enfant ? Disons que j'ai le pouvoir de conclure un tel marché. J'attends ta réponse, vierge de Buchan.
Il n'y eut pas un son, même le murmure incessant de la mer se tut, tandis que le temps retenait son souffle en l'attente de la réponse.
Eadar serra les dents et retrécit les yeux. Ses larmes maintenant séchées sur son visage résolu, elle répondit :
- Marché conclu Domna. Je te servirai en échange de la vie de mon frère.
- Tu ressembles beaucoup à ton père; tu es bien sa vrai fille. Va chercher ta mère, car il faut la prévenir, et il faut aussi partir avant le couché du soleil.
Eadar sortit, ne regardant que son frère, et ainsi elle ne vit pas qu'il y avait des larmes dans les yeux étranges et non humains de la vieille dame.
- Eadar, soupira t-elle en un murmure fantomatique. J'ai attendu si longtemps...

- Tu ne lui as jamais donné de nom, Domna ?
- Non, dit Akhal en souriant. Car nulle autre que toi ne la jamais monté et ne la montera jamais. C'est pourquoi c'est à toi de lui donner un nom.
Eadar flatta le cou de la jument.
- Eh bien, puisque tu es claire mais pas tout à fait blanche, je t'appellerai Bhan, qui signifie blonde dans le vieux parlé des montagnes.
- Et la mienne s'appelle Liath, car elle est grise.
Eadar chevaucha derrière sa nouvelle maitresse, descendant la route étroite mais lisse menant du donjon au village, puis au delà dans les montagnes. La jeune fille avait un peu peur de quitter le foyer, car elle n'était jamais allée plus loin que le village, mais ces craintes étaient adoucis par l'impression d'accomplir un grand dessein. Toute se vie, lui semblait-il, elle avait attendu, sans impatience mais avec constance, que sa vie prenne forme, et maintenat l'attente parraissait terminée. Elle se sentait consacrée à cette étrange dame qui chevauchait devant elle, et par autre chose que le marché conclu pour
préserver la vie de son frère.
Eadar chevauchait, perdue dans ces pensées, les yeux fixés sur la capuche bleu nuit couvrant la tête et le visage de sa maitresse, de sorte qu'elle ne s'apercut pas que la route lisse se fondait graduellement dans le brouillard. La brume couvrit les sabots de leurs chevaux, comme une guirlande grise dans le crépuscule, étouffant leurs pas dans l'obscurité croissante.
De même que le monde s'était évanouit peu à peu autour d'elles, il se solidifia de nouveau et, sur leur gauche, une faible lueur parut dans la nuit. Liath se tourna vers elle, et Bhan l'imita, mais la silhouette immobile d'Akhal ne bougea pas.
Eadar se redressa sur sa selle et regarda autour d'elle. Elles traversaient les faubourgs d'une assez grande ville entre deux rangées serrées d'habitations. Les maisons paraissaient normales, communes mais elles avaient quelque chose d'irréel. Elles manquaient de susbstance; les rocs blancs de la montagne passaient à travers elles, fantomatiques.
Eadar contempla la scène, stupéfaite.
- Maitresse s'écria t-elle tout bas, qel est ce lieu ? Rien n'est solide. Regarde ces maisons !
- Non mon enfant, elles ne sont pas réelles pour toi et moi dans le temps où nous sommes, répondit Akhal. Nous n'avons içi qu'une chose à faire, et elle se trouve là bas.
Eadar suivit Akhal jusqu"à une batisse récemment effondrée. Des poussières dansaient encore dans la faible lumière des torches. Un groupe de misérables, munis de flambeaux, fouillaient les ruines. Akhal arrêta sa jument et se laissa glisser avec aisance sur le sol, suivie de près par Eadar. Elles avançèrent au milieu du chaos, Akhal parraissant chercher quelque chose.
Soudain, elle s'arrêta et se baissa. Plongeant les bras dans les gravats et les pierres, elle en ramena un petit ennfant.
- Tiens, porte ce garconnet, dit-elle se tournant vers Eadar, et lui mettant tendrement l'enfant dans les bras. Je dois trouver son père.
Il avait dans les six ou sept ans, petit paquet inanimé tout en bras, jambes et cheveux ébouriffés. Eadar lissa doucement ses mèches brunes en arrière, le bercant contre elle. Le garcon ne bougea pas.
Akhal revenait, portant une silhouette sombre aussi facilement qu'Eadar portait l'enfant, traversant les groupes qui ne s'apercevaient pas de son passage. De près, Eadar réalisa que c'était un homme, dont la tête reposait sur l'épaule d'Akhal.
- Viens, nous devons partir, dit-elle simplement, se remettant en selle sans lacher son fardeau.
Les chevaux firent demi tour, revenant sur la route, pâle à la lueur des torches, et le pays se métamorphosa en brume sous leurs sabots silencieuux.
Une grande plaine grise s'étendait devant elles, s'étirant à l'infini dans toutes les directions, informe et plate, sous un ciel d'un gris uniforme. Il n'y avait pas vraiment d'horizon, la terre et le ciel était de la même couleur, et les distances étaient impossibles à évaluer.
Akhal descendfiot de cheval, étonnament sombre dans son manteau de nuit au milieu de cette grisaille, et posa l'homme sur ses pieds. A la surprise d'Eadar, il resta debout, et Akhal, les mains sur ses épaules, le détourna doucement d'elle.
Sans un mot, l'homme se mit à marcher dans la plaine grise, chaque pas l'éloignant d'une distance extraordianire. Il disparu bientôt dans le crépuscule infini, sans regarder en arrière.
Akhal vint se placer près du cheval d'Eadar, et lui tendit les bras. Eadar resta lomgtemps les yeux lumineux, puis lui passa doucement l'enfant.
En silence le garcon suivit son père, ne fut bientot plus qu'un point noir dans le lointain, puis disparut.
Akhal remonta sur Liath, qui était presque de la couleur de ce surmonde, et le conduisit à coté de Bhan. De nouveau leurs yeux se rencontrèrent, maitresse et servante, ceux d'Akhal d'un calme imperturbable. Aucune joie n'éclairait ses pupilles, mais aucun desespoir ne les attristaient non plus. Il n'y avait que l'acceptation sans jugement de ce qui était et de ce qui serait.


Kellen, ambassadrice de Phenix et de la paix.


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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Lun 11 Juil - 1:12

La bataille faisait rage autour de la butte où elles avaient arrêter leurs chevaux. Comme les flots courroucés du pays d'Eadar, le flot des guerriers montait et refluait sur les verts rivages du tertre, mais personne ne les remarquaient.
Silencieuses comme les collines éternelles, Akhal et Eadar attendaient.
Le clan du domaine était mieux entrainé que les bandits. Eadar repèra l'uniforme noir du chef, et reconnut en lui l'un des légendaires gardes de la cité. Quand enfin, les brigands se débandèrent et s'enfuirent vers la sécurité de leurs montagnes, le garde rassembla ses hommes, en désigna certains pour soigner les blessés, puis ordonna aux autres de poursuivre les brigands jusque dans leurs forteresses montagnardes.
Comme elle avait fait maintenant tant de fois, Eadar recut les guerriers morts dans ces bras, transportant leur fragile essence avec douceur pendant le long et étrange voyage vers l'infinie grisaille de la terre et du ciel. Le deuxième guerrier qu'Akhal lui tendit n'était encore qu'un adolescent aux joues lisses et imberbes, dont la tête retomba sur son épaule, ses cheveux blonds luisant au soleil. Elle ne parlait jamais en accomplissant sa sinistre besogne, mais Eadar crut l'entendre murmurer doucement dans sa tête :
- Hélas, si jeune...
Après la bataille dans la forêt, Akhal les conduisit dans une clairière inondée de soleil et enchantée des couleurs et parfums des fleurs de l'été finissant. Les chevaux se mirent à paitre, et Akhal s'assit sur la terre tiède avec un soupir de contentement.
- Ah cela semble bon de sentir le soleil sur mon visage ! dit-elle en rabattant sa capuche en arrière.
- Tiens Domna, dit Eadar, lui tendant un gobelet. L'eau est froide mais douce.
Akhal prit le gobelet et considéra l'eau un moment, puis releva les yeux sur Eadar.
- Merci mon enfant, tu es bonne.
Elle eut un doux sourire, puis elle but.
Posant le gobelet vide près d'elle, Akhal se renversa en arrière, adossée à un gros roc et leva les yeux vers les soleils. Elle regarda les deux orbes de feu, sans ciller ni détourner la tête de ses lumières flamboyantes, mais les affrontant d'égale à égale.
Soudain à sa surprise, elle sentit la tête d'Eadar sur ses genoux, et baissa les yeux sur les boucles noires de la jeune fille.
- Dis moi, Domna, quand nous sommes seules, pourquoi le monde est il réel comme je l'ai connu et n'est il plus qu'une ombre quand nous sommes parmi les gens ?
- Eh bien, commença Akhal, c'est parce que nous ne sommes pas alors à leur service mais que nous sommes là seulement pour notre bon plaisir. Les rocs et le ciel ne nous appartiennent pas, comme l'homme et ainsi nous nous appartenons.
Elle leva une main hésiante et carressa les boucles noires.
- Ce n'est pas facile à expliquer, mais peut être...
Sa voix mourut et sa main s'immobilisa.
- Eadar, dit-elle enfin, tu as acheté à ton frère une longue vie exempte de maladies. vioilà soixante-trois jours que tu me sers. Maintenant tu peux rentrer chez toi sans crainte.
- Oui maitresse, je rentrerai chez moi, mais seulement pour dire à ma mère que j'ai trouvé ce que mon coeur désirai. Je lui dirai que je veux devenir guérisseuse sous ta tutelle.
- Regarde moi mon enfant, dit Akhal, ne pouvant se taire devant ses paroles. Sais tu bien ce que tu dis ?
- Oui je le sais, répondit Eadar d'une voix égale en se redressant. Je sais à quoi je m'engage.
- Non, non, dit Akhal, en lui caressant doucement la main d'une main glaçée. Tu ne comprends pas. Ne sais tu pas qui je suis ?
Une tristesse immortelle passa dans ces yeux.
- Je l'ai toujours su, Domna, dès l'instant où je t'ai vu, j'ai su que tu étais la Déesse, Dame Avarra qui apporte la nuit. Et la mort.
- C'est pourquoi tu ne peux rester avec moi, murmura la Déesse. Et je ne te retiendrai pas. Je ne suis pas cruelle.
- Je peux rester, car tu as besoin d'une compagne, répondit Eadar, prenant la main glaçée de la Déesse entre ses mains tièdes, humaines. Au début, j'avais peur de toi, car j'étais dominée par la crainte de perdre la vie de mon frère et la mienne, mais cette crainte est dissipée depuis bien longtemps. Te rappelles tu la vieille dame de Shainsa qui semblait te connaitre quand tu l'as prise dans tes bras ? Elle a révelé ton secret à sa petite fille, et je ne l'ai pas oublié. Elle a dit : "Sans la mort, il n'y aurait pas de place en ce monde pour les enfants, et qui voudrait vivre éternellemnt sans enfants ? " Ainsi, Domna, j'ai trouvé ce que je veux faire.
Eadar sourit, avec un air de tranquille acceptation intemporelle qui commencait à ressembler à celui de la Déesse.
La Déesse lui rendit son sourire sondant les yeux verts lumineux et parla enfin.
- Très bien, ma fille, mais je ne veux pas t'attacher à moi contre ta volonté. Tu pourras m'accompagner aussi longtemps que tu le désireras, mais tu n'auras qu'à dire un mot pour te retrouver dans ta famille au jour où tu l'as quitté. Je commande au Temps, et je te promets que tu pourras rentrer chez toi si tu le veux. Je le jure !
Les yeux verts se mirent à briller de leur propre lumière intèrieure.
- Tu sais pourquoi je restes, Mère; par amour pour toi. Et maintenat il faut t'allonger, dit Eadar, dont le toucher et le reconfort signifie Intermédiaire, en prenant doucement la Dame par les épaules. Car une Déesse ne peut elle pas dormir au soleil quand elle est lasse ?
Voici une vieille légende liée aux vieilles religions que nus avons depuis bien longtemps cesser de vénérer. Cependant, elle nous parle de ce lieu, la triste plaine où toute persoone doué de laran peut s'y recueillir.


Kellen ambassadrice de Phenix et de la paix.
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MessageSujet: Re: le cycle des légendes.   Aujourd'hui à 1:05

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